Historique

Au 44 rue Gabriel Péri (autrefois Grande Rue) subsiste un bâtiment du XVIIème siècle, l'une des dépendances du château que le duc de la Vallière venait de construire à l'emplacement de l'Hôtel de ville actuel. C'est dans cette maison - assortie de quelques bâtiments annexes - qu'au siècle suivant s'établit une maison d'éducation de jeunes filles dont l'enseigne a subsisté jusqu'en 1980.
 
Mise sous le patronage de Jeanne d'Arc avant même la canonisation de notre sainte nationale, dotée d'un pensionnat et d'un vaste jardin, cette maison recevait une quarantaine de pensionnaires lorsque, en 1937, les Dominicaines de Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Monteils, en firent l'acquisition.
 
 
Fondée dans le diocèse de Rodez en 1850, pour l'enseignement et l'Éducation chrétienne des enfants et pour le soin des malades, cette Congrégation, en plein essor développait ses deux branches en s'adaptant aux besoins des temps et des lieux où l'Eglise l'appelait... la fondatrice, Mère Anastasie Conduché avait, dès les premières années, greffé son institut sur l'ordre de saint Dominique.
 
Sa conviction de départ : "pour permettre au plus grand nombre d'accéder à l'intelligence de la Foi, il faut d'abord lutter contre l'ignorance" rejoignait pleinement " la compassion de saint Dominique pour toutes les pauvretés humaines, qu'elles soient de nature matérielle, intellectuelle ou spirituelle". Comme lui, elle fut "aux avant-postes de son temps pour en saisir les urgences". Sa droiture d'esprit, sa recherche de Dieu trouvèrent, dans la devise des Prêcheurs : "Veritas" une consonance heureuse, en même temps que s'y enracinait sa certitude que toute éducation vraie doit développer la liberté et la responsabilité de celui qu'on éduque, dans un respect profond de sa personne.
 
À leur arrivée à Montrouge, les Dominicaines réduisirent progressivement le pensionnat au profit de l'enseignement. Des jardins d'enfants furent crées pour accueillir les tout-petits et les classes primaires existantes furent prolongées par des classes secondaires, jusqu'au niveau du baccalauréat. En 1952, elles ouvrirent une École de Jardinière d'Enfants qui devint très vite une Centre de Pédagogique apprécié, agréé par l'État. Il fonctionnera jusqu'en 1980.
 
Le bâtiment actuel du secondaire - œuvre de l'architecte Pierre Vago - date des années 1951/1952. Celui du primaire, plus récent, ouvrit ses portes en 1982.
Depuis 1990, des directeurs laïcs ont pris la relève, non seulement de la direction de l'Établissement mais aussi de sa mission. Ils y apportent une grâce nouvelle et un dynamisme neuf. Par eux, la sève qui irrigue l'arbre toujours vigoureux de Saint Dominique continue de fleurir de nouveaux rameaux. Avec compétence et courage, ils portent "le poids du jour et de la chaleur". Pour les aider dans leur tâche, puissent-ils continuer à trouver autour de "Jeanne d'Arc" beaucoup de bras forts et de cœurs fidèles.